Comment mettre en place un projet d’innovation et maximiser le taux de participation ?
Comment mettre en place un projet d’innovation et maximiser le taux de participation ?
Si vous lisez cet article, vous n’avez sans doute plus besoin d’être convaincu du rôle stratégique – pour ne pas dire vital – de l’innovation à tous les stades de vie de votre marque ou de votre entreprise. C’est aussi cette conviction qui a conduit Groupe Zebra à se spécialiser dans la stratégie d’innovation, en accompagnant les organisations dans la conception de nouveaux produits, services, modèles et expériences.
Pour nous, le potentiel d’innovation se cache partout : dans la vie de l’entreprise, l’organisation de la collaboration, les procédés R&D, les parcours clients ou encore la stratégie marketing. Mais une fois ce constat posé, reste une question clé : comment mettre en place un projet d’innovation, et surtout comment maximiser la participation des équipes – voire de partenaires externes, y compris parfois concurrents, dans une logique de « coopérence » ?
Innovation 1‑0‑1 : qu’est‑ce qu’un projet d’innovation ?
Les mots « projet » et « innovation » sont tellement utilisés qu’ils méritent d’être clarifiés, surtout lorsqu’on les associe.
Un projet repose sur la conjonction de plusieurs éléments :
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un objectif clair ;
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un cadre temporel ;
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des moyens et une équipe identifiée ;
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un pilotage assumé.
C’est la réunion de ces éléments qui permet à cette « impulsion tournée vers l’avenir » d’aboutir à un résultat concret et opérationnel.
L’innovation, elle, renvoie à la nouveauté et, souvent, à la rupture : c’est ce qui n’existe pas encore et qui est susceptible de créer de la valeur, parfois en transformant en profondeur un secteur. Elle ne se limite pas à la prouesse technologique : on innove aussi dans les process, les organisations, les modèles économiques ou les combinaisons inédites de solutions existantes.
Un projet d’innovation, c’est donc la mise en place pilotée des conditions favorables à la création d’un nouveau réservoir de valeur pour une marque ou une entreprise.
Voyons maintenant comment le mettre en place concrètement, et comment maximiser l’implication de vos équipes (et partenaires) dans ce projet.
Les étapes clés pour mettre en place un projet d’innovation
Placer l’innovation au cœur du fonctionnement de l’entreprise est un objectif ambitieux. Avant de transformer l’ensemble de l’organisation, vous pouvez commencer par mettre sur pied un projet d’innovation spécifique, pour expérimenter, apprendre et capitaliser.
1. Composer une équipe pluridisciplinaire
Un projet d’innovation ne se mène pas en silo. Il gagne à rassembler :
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des compétences métiers (R&D, marketing, commerce, finance, opérations, service client…) ;
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des profils aux regards différents (terrain, siège, data, design, etc.) ;
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si besoin, des partenaires externes (experts, agences, start‑ups, industriels).
Cette diversité permet de croiser les points de vue, d’identifier plus finement les opportunités et de générer des solutions plus robustes. C’est la logique portée par le design thinking et la Vision Oblique® de Groupe Zebra.
2. Créer une dynamique : outils, objectifs, animation
Pour maximiser la participation, il ne suffit pas de « nommer un groupe projet » : il faut installer une vraie dynamique collective. Cela passe par :
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des objectifs clairs et partagés (enjeux, livrables, critères de réussite) ;
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des moyens adaptés (temps dédié, budget, accès aux données, outils) ;
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une animation régulière (ateliers, sprints, rituels de suivi).
Parler des réussites du groupe au sein de l’entreprise – même partielles – renforce la motivation, donne du sens et incite d’autres collaborateurs à rejoindre ou soutenir la démarche.
3. Valoriser le résultat, même s’il reste expérimental
Tous les projets d’innovation ne deviennent pas des produits stars ou des business units autonomes. Pourtant, chaque résultat mérite d’être valorisé :
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un concept testé qui s’avère non pertinent évite des investissements plus lourds ;
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un prototype permet d’apprendre sur les usages, les technologies, les process internes ;
-
un « demi‑succès » peut devenir un socle pour une future innovation.
Montrer que l’effort collectif est reconnu – même sans « blockbuster » immédiat – est essentiel pour maintenir un bon niveau de participation sur les projets suivants.
4. Règle d’or : poser des cadres, mais pas de limites
Les cadres (objectif, temps, ressources, périmètre) structurent et sécurisent le projet. Les limites rigides, elles, étouffent l’innovation (ce qu’on « n’a pas le droit d’imaginer », les pistes bloquées trop tôt).
L’équilibre à trouver :
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suffisamment de contraintes pour rester ancré dans le réel ;
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suffisamment de liberté pour explorer des solutions réellement nouvelles.
C’est cet équilibre qu’un accompagnement externe peut aider à maintenir dans la durée.
L’innovation collaborative : élargir le terrain de jeu
L’innovation ne se limite plus aux frontières de l’entreprise. L’innovation collaborative consiste à innover avec :
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d’autres industriels, parfois d’autres secteurs, partageant des matériaux, technologies ou enjeux communs ;
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des acteurs de votre écosystème (fournisseurs, distributeurs, partenaires technologiques) ;
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voire des concurrents, lorsque l’enjeu dépasse les rivalités de marché (normes, infrastructures, nouveaux usages).
Groupe Zebra est un fervent partisan de ces logiques d’alliances stratégiques, comme en témoignent des projets tels qu’ASF 4.0 (usine de chaussures de sport 4.0 en France, co‑portée avec Chamatex, Babolat, Salomon, Millet, Siemens…).
Notre service « Innovation participative et collaborative » vise justement à construire ces alliances, en clarifiant :
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les objectifs partagés ;
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la répartition des rôles et des ressources ;
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les modalités de gouvernance et de décision.
Les règles d’or d’un projet d’innovation collaborative
Quand nos clients nous demandent comment mettre en place un projet d’innovation collaboratif, nous commençons souvent par rappeler que la première bonne décision est déjà prise : faire appel à un chef d’orchestre.
1. Désigner un catalyseur d’innovation
Dans un projet impliquant des équipes qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble (internes / externes, métiers différents, entreprises différentes), il est crucial de nommer un ou plusieurs catalyseurs :
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capables de porter la vision et de faciliter les échanges ;
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légitimes auprès des différentes parties prenantes ;
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garants du rythme, des méthodes et de la cohérence globale.
C’est précisément le rôle que joue Groupe Zebra lorsqu’il est mandaté comme partenaire d’innovation.
2. Définir objectifs, cadres et moyens de l’alliance
Comme tout projet d’innovation, un projet collaboratif nécessite :
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des objectifs clairs (techniques, business, marchés, RSE…) ;
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un cadre (durée, gouvernance, règles de confidentialité, propriété intellectuelle) ;
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des moyens alloués par chaque partie (équipes, temps, budgets, outils, données).
Sans ce cadrage partagé, la participation se délite rapidement : malentendus, attentes divergentes, inertie.
3. Accompagner opérationnellement la mise en œuvre
Une fois l’alliance cadrée, reste le plus important : faire vivre le projet au quotidien. Cela implique :
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d’animer les ateliers et les comités de pilotage ;
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de coordonner les contributions de chacun ;
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de prototyper et tester progressivement les solutions ;
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de communiquer régulièrement sur les avancées, les apprentissages, les succès.
C’est ce travail dans la durée qui maximise la participation réelle (et pas seulement déclarative) des équipes impliquées.
Coopérence : coopérer au‑delà de la concurrence
La coopérence désigne ces situations où des marques a priori concurrentes choisissent de coopérer sur des sujets qui dépassent leurs rivalités de marché : nouvelles technologies, relocalisation industrielle, standards communs, transition écologique, etc.
Dans ces montages :
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les entreprises peuvent créer une structure tierce dédiée (ex : véhicule commun, JV) ;
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chacune apporte ses ressources, ses savoir‑faire, son réseau ;
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les innovations techniques et industrielles sont développées au bénéfice de l’écosystème, puis déclinées par chacun dans ses propres offres.
ASF 4.0 en est un exemple emblématique, fruit d’une alliance entre Chamatex, Groupe Zebra, Siemens et plusieurs grandes marques de sport françaises.
Pour explorer ce type d’opportunités, l’accompagnement par une agence comme Groupe Zebra permet de :
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identifier les bons partenaires potentiels ;
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structurer le projet d’innovation partagé ;
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sécuriser la gouvernance, la confidentialité et le partage de valeur.
En résumé, mettre en place un projet d’innovation et maximiser le taux de participation suppose de :
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Le traiter comme un vrai projet (objectif, temps, équipe, pilotage).
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Organiser une dynamique collaborative forte, en interne puis avec des partenaires.
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Poser des cadres sans brider l’exploration.
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Valoriser les résultats – même intermédiaires – pour entretenir l’envie d’innover.